Histoire de la joute

Les joutes nautiques remontent à l’antiquité. En France, on en parle surtout à partir du Moyen Age, période où elles connaissent un succès grandissant en même temps que les tournois. Au fil des siècles, des règles ont été établies et la joute nautique devient un sport. Ce n’est qu’en 1971 que la Fédération Française de Joute se voit donner l’agrément du Ministère de la Jeunesse et des Sports, en attendant l’agrément du Comité Olympique français …

 

La joute nautique est un sport de rivière ou de canaux. Parmi les méthodes de joute pratiquées en France il y a la méthode lyonnaise, qui a son langage propre.

 

Description de la méthode lyonnaise :

Deux bateaux plats, non décorés, l’un de couleur rouge, l’autre bleu, propulsés par des rameurs, se croisent par la gauche. Le jouteur de chaque barque est placé sur le " tabagon ", une plate-forme à l’arrière du bateau au ras de l’eau. Le jouteur porte une lance et un plastron et doit planter le fer de sa lance au centre du plastron de son adversaire. Le but de la joute est de déséquilibrer l’adversaire pour l’envoyer " à la baille ". Pendant toute la durée de la poussée, les deux pieds du jouteur doivent rester en contact avec le tabagon (sinon il sera déclaré " mouillé " pour avoir " briqué ").

La barque : longue de 7 m pour 1,60 m de large, elle est lestée à 500 kg pour éviter que les jouteurs aillent " à la repousse ".

Le tabagon : en forme de trapèze, 2m20 de long, 1m27 au plus large, 0m95 au plus étroit, il dépasse l’arrière du bateau de 2m. Une cale appelée " taquet " permet l’appui du pied arrière du jouteur. Un tapis de caoutchouc recouvre le tabagon, ce qui évite au jouteur de glisser.

La position du jouteur : elle est proche d’un grand écart latéral. Le pied droit est en arrière " calé au taquet ". La jambe gauche est en avant. Deux attitudes sont possibles : la première, jambe " cassée " avec le genou avant légèrement plié, la jambe arrière tendue, l’autre, plus esthétique, jambe avant tendue exige plus de force et de souplesse.

La lance : longue de 4m60 à 6m, elle est lourde et tenue à deux mains. L’extrémité de la lance est retenue par le " bourron " tenu dans la paume de la main droite, placée sur la cuisse droite. La main gauche est en appui sur le genou gauche pour soutenir la lance tout en maintenant le " plastron " ou bouclier-cible.

Le plastron : (ou " targué ") en bois, il comporte plusieurs alvéoles formées de rebords de bois pour éviter le dérapage de la lance.

Le plan d’eau : il doit être calme, au minimum de 100 m de long et de 25 de large. Il faut une profondeur minimum de 1m50.

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